Parfois, certaines personnes vous sortent des réflexions, ou vous posent des questions dont vous ne voyez aucunement le « rapport avec la semoule ».

Ça m’est arrivé, hier.

Je viens donc vous conter mon histoire :

Mardi 13 octobre, premier cours de préparation à l’accouchement chez la sage-femme, en compagnie de deux autres femmes enceintes (bien plus jeunes que moi) de leur premier enfant.

Avant de commencer, comme je suis la seule à travailler dans le groupe (les deux autres sont au chômage), la sage-femme me demande comment se passe une de mes journées au travail, et comment se déroule en conséquence ma grossesse.

Voici ce que je réponds :

« Depuis quelques semaines, je remplace ma collègue secrétaire car celle-ci est en arrêt maladie. En plus de mon propre boulot, je dois donc gérer le secrétariat ; qui dit secrétariat dit appels téléphoniques et visites des clients.

Mon autre collègue du bureau juste à côté du mien ne se lève jamais pour aller voir les clients et ne lève d’ailleurs jamais le petit doigt pour m’aider, si bien que je dois me lever toutes les 5 minutes, répondre au téléphone, faire les courriers, et faire mon boulot habituel. Les matins et soirs, je dois ouvrir et fermer une dizaine de volets roulants non électriques bien entendu. Sans compter les patrons et les humeurs…

Du coup, je m’énerve beaucoup la journée et mon ventre devient dur comme du béton chaque fois que je m’énerve ! »

Et là c’est le drame, l’une des femmes enceintes me coupe la parole et me demande :

« Ah parce que t’es caissière ? »

Mmmmh

J’vois pas l’rapport avec la semoule, là… et vous ?

Bon je lui ai répondu « non, clerc de notaire », mais je doute qu’elle ait compris.

Pas grave, ça nous a permis d’exploser de rire avec Marmiton en sortant du cours.